Michel Fernandez Quartet Festival Jazz sur Seine Paris Octobre 2017

LE SUNSET (Paris) Automne 2017 

Michel Fernandez Quartet live au Sunset (Paris) le 24 octobre 2017

LE BEMOL 5 (Lyon)

Michel Fernandez Quartet live au Bémol 5 (Lyon) les 18 et 19 octobre 2017

Michel Fernandez Quartet Festival Jazz sur Seine Paris octobre 2017

Michel Fernandez Quartet Festival à Cours et à Jardins Juin 2017

Michel Fernandez Quartet & Julia Kadel Trio à Jazz à cours et à jardins

 

C'est la première fois que le festival élit domicile à Oullins. Le jardin amphi Arcé de la Maison des Enfants accueille les artistes et le public dans la verdure du parc et les couleurs chatoyantes des œuvres plastiques qui parent le lieu. François Dumont d'Ayot nous livre son traditionnel mot d'accueil avant de présenter le premier groupe programmé.

 

Le batteur Nicolas Serret, le contrebassiste Stéphane Rivero, le pianiste Joël Sicard et le saxophoniste Michel Fernandez prennent place face au public qui, tranquillement, s'installe dans l'amphithéâtre de verdure ou dans le "tunnel-chenille" de José Arcé et Yves Henry.

Une composition de Don Cherry est entamée au saxophone ténor avant de réunir le quartet qui tourne comme une horloge. Surfing around du pianiste est plus calme et permet d'entendre plus de nuances. La contrebasse ouvre seule le troisième thème, rejointe par le piano et la batterie qui vont mettre en valeur le son du saxophone soprano. Ensuite, c'est un duo que nous proposent le ténor et la contrebasse, jouée essentiellement à l'archet. Une ballade précède le dernier morceau du set s'ouvrant par une introduction incantatoire au ténor rejoint par les autres musiciens avant que le piano ne lance un tempo très rythmé tandis que les baguettes succèdent aux mailloches et que l'archet est délaissé au profit des doigts sur les cordes pour offrir un final tonitruant. Un rappel nous est offert, démarré par un fort sympathique solo de batterie aux mailloches suivi du retour de la contrebasse et du piano annonçant et soutenant le ténor qui alterne les solos avec le piano pour terminer sur un duo batterie/mailloches et contrebasse/archet. Le quartet de Michel Fernandez a du métier et leurs influences africaines et jazz sont bien mises en valeur par des instrumentistes qui mettent beaucoup de chaleur dans leurs interprétations avec un batteur solide, un contrebassiste qui fait claquer, un pianiste percutant et un saxophoniste chaleureux portant fièrement une chemise afro arborant saxophones et palmiers. 

Après quelques mots du directeur artistique et du sénateur maire qui constate qu'une grande partie du public n'est pas oullinoise, nous assistons à l'installation du trio allemand invité en partenariat avec le Goethe Institut.

La jeune* pianiste berlinoise Julia Kadel, le contrebassiste Karl-Erik Enkelmann et le batteur Steffen Roth nous proposent un jazz très contemporain fait de compositions originales ou de purs moments d'improvisation. La recherche d'univers sonores variés et le plaisir de jouer font plaisir à voir et à entendre. Une grande fraîcheur, une remarquable fluidité dans le jeu, tout concourt à partager ce plaisir d'écouter et d'être écouté. Une ouverture très impressionniste faite de notes de pianos graciles, de frottements d'archet sur la corde de mi, de balais frottant les peaux ou cognant une cloche. Ce premier morceau n'a pas encore de titre... La seconde pièce aime à jouer sur les ruptures, qu'elles soient de tempi, de rythme ou de sonorités : tout semble à la fois maîtrisé et improvisé, la pianiste aimant à concentrer son jeu sur les extrémités du clavier. Tous les trois sont debout pour le troisième morceau. Julia joue avec le clavier et les cordes du piano, Karl frappe les cordes avec l'archet, Steffen fait grincer l'extrémité de sa baguette sur les cymbales avant de déposer quelques percussions sur un tissu posé à même la caisse claire... Mêlée au chant des oiseaux du parc, la contrebasse introduit un thème très doux et délicat suivi au piano, plutôt médium cette fois, et à la batterie devenue objet de percussion. De facture plus classique, apparemment plus écrit, le cinquième morceau s'appuie sur une rythmique très enlevée alors que, sous un ciel menaçant, l'organisation protège le piano sous un barnum monté à la hâte. Le concert se termine malicieusement avec Regentag (Jour de pluie) sous de vraies gouttes de pluie. La veille, le trio était bien à l'abri au Goethe Institut de Paris.

 

Pour ceux qui n'étaient pas à Oullins, on peut aussi les écouter grâce aux deux cds parus chez Blue Note (Julia Kadel Trio : "Im Vertrauen" et "Über und Unter") 

* Signe du destin, Julia Kabel est née l'année de l'inauguration du "tunnel-chenille" ! 

Christian Ferreboeuf & photos François Dumont d'Ayot 

Brazza Cry Michel Fernandez Quartet

Disques Futura et Marge

Production Gérard Terronès

Juin 2017

Disques Futura et Marge
Productions GérardTerronès     
              

 

 

crédits photos:

Pascal Dérathé

Gérald Bortoluzzi

Géo

Léa Fernandez