Michel Fernandez Quartet Choc Jazz / Jazz magazine


 "...le nouvel album Brazza Cry est une synthèse des musiques contestataires du jazz “post-bop” : les années de feu. Michel Fernandez a longtemps vécu en Afrique et, outre Coltrane, ses racines musicales sont John Tchicai – pionnier du free – pour le saxo, ainsi que le Nigérian afrobeat Fela Kuti. On sent ici à la fois comme une recherche de la transe et une expression, sans doute plus politique, de la rage. Mais il y a également beaucoup de conviction et de sérénité, un souffle tantôt aiguisé, tantôt apaisant. La fièvre monte, le jazz est un cri et un charme, une plainte et une danse. Il peut sortir ses griffes comme apprécier le calme et la beauté d’un jour et d’un sourire. De très haute tenue, le quartet – concert et album – confirme des musiciens indiscutables qui passent d’un quasi-ascétisme à un lyrisme tranquille et une chaleur nocturne qui offre bien des soleils."                                                                                                                        Stani Chaine  LYON CAPITAL   octobre 2017                                                                                                                                                                         

« On est bien dans un univers bâti à l’ombre des maîtres des années 60 et 70 et ça n’a rien d’étonnant puisque Michel Fernandez a forgé son style au Danemark aux côtés du maître John Tchicai, un des pionniers de la new-thing. Avec une sonorité pleine et chaleureuse qui aborde à bras le corps toute la tessiture de l’instrument, en particulier au ténor. Michel Fernandez est de ces saxophonistes qui préfèrent l’expressivité à la technicité affûtée. On le situera ainsi plus du côté d’Archie Shepp, Gato Barbieri (jeune !) voire David Murray que de Michael Brecker ou Chris Potter . »

 

Thierry Giard Culture Jazz / Citizen Jazz 2018


"Michel Fernandez quartet. Dans ce groupe formé en 2016, Michel Fernandez réunit des musiciens qui dans leur parcours ont chacun été imprégnés par la musique des maîtres des années 60/70 comme Don Cherry, Pharoah Sanders, Ornette Coleman….. Les compositions originales du saxophoniste sont marquées par l’empreinte de ces racines musicales mais aussi par l’énergie et les rythmes de la musique africaine ou de la musique arabo-andalouse. Clin d’œil à l’afro-beat de Fela Kuti qu’il a croisé lors de ses séjours en Afrique qu’il connaît bien, détour vers les rythmes du Maghreb, hommage à John Tchicai saxophoniste avec lequel il a travaillé, l’une de ses principales influences. Le résultat est une musique cosmopolite très expressive, souvent émouvante, parfois envoûtante dans laquelle mélodie et rythme font bon ménage, le tout assuré par quatre interprètes qui, portant ce jazz libre et énergique de main de maître, donnent souvent l’envie de bouger ! Ce n’est pas par hasard que Gérard Terronès - producteur du label Futura et Marge, disparu malheureusement en mars 2017- a produit avec Michel Fernandez le magnifique album  BrazzaCry  en janvier 2017 au sujet duquel Alex Dutilh Open Jazz France Musique déclare tout simplement :  Superbe album . François-René Simon quant à lui écrit dans sa critique élogieuse de l’album : Jusqu’au bout, l’ami producteur Gérard Terronès à l’éternel chapeau espagnol aura défendu le jazz sincère et de caractère. Le saxophoniste Michel Fernandez l’incarne ici"                                                             Jazz Magazine 

« Superbe album... » Alex Dutilh Open Jazz France-Musique

 

 

 

"Michel Fernandez, saxophoniste ténor et soprano, s’est lancé, avec un nouveau quartet,Benoît Thévenot au piano, François Gallix à la contrebasse, Nicolas Serret à la batterie, dans un nouveau projet. Ses références essentielles se trouvent dans les années de feu de la décennie 1960- 70, celles du free-jazz, de l’afrobeat, de toutes ces musiques qui se voulaient contestataires. Il en réalise une synthèse pour faire fructifier cet héritage. Brazza Cry vous fera tanguer, danser et même bouleverser pour retrouver la transe tout en provoquant la réflexion sur le colonialisme... Cet album, le dernier publié du vivant du producteur Gérard Terronès est un bel hommage à son travail."

 

Nicolas Béniès Le Souffle bleu , l'US magazine

 

« Brazza Cry » par le quartet de Michel Fernandez

par Nicole Videmann | 9 octobre 2017 | Chorus, Tempo | LATINS DE JAZZ

Escales mémorielles et transe spirituelle

 

« Brazza Cry », résonne de la musique du nouveau quartet de Michel Fernandez. Le dernier album du saxophoniste témoigne de son attachement à ses racines musicales ancrées dans les années 60/70. Un pamphlet musical brûlant d’énergie où lamentation et allégresse se côtoient pour le meilleur.En intitulant son l’album « Brazza Cry », le saxophoniste Michel Fernandez annonce très clairement la couleur. Un clin d’œil à la musique congolaise et plus généralement aux musiques africaines dont l’Afrobeat de Fela. L’opus s’inscrit aussi en droite ligne avec les propos de ceux qui inspirent depuis toujours Michel Fernandez, John Tchicai, son mentor et Don Cherry, deux représentants du free-jazz, ce courant libertaire vivace durant les années 60/70 et dont Michel Fernandez se revendique.Formé en 2016, le Michel Fernandez Quartet réunit le saxophoniste Michel Fernandez aux saxophones (soprano et ténor), Joël Sicard au piano, François Gallix à la contrebasse et Nicolas Serret à la batterie. Ainsi entouré d’un solide trio, le leader a toute latitude pour faire vibrer de son jazz les sept plages de l’album.« Brazza Cry » navigue entre jazz modal et musiques du sud. Abreuvé de l’énergie des rythmes et des improvisations on voyage d’Afrique en Andalousie, du Maghreb aux territoires d’un jazz libéré. Le propos du quartet de Michel Fernandez actualise avec bonheur les musiques libertaires des années 60/70 dans lesquelles il s’enracine. Le plaisir de l’écoute est proportionnel à l’intensité de la musique qui irradie d’énergie les sept titres du disque. Enregistré en janvier 2017 au Domaine Le Trouillet à Alboussière, l’album « Brazza Cry » (Disques Futura et Marges) est la dernière production du regretté Gérard Terronès. On connait l’engagement qui fut le sien en direction des musiques issues du courant du free-jazz. On apprécie par ailleurs la qualité de l’enregistrement, le soin apporté à la prise de son et au mixage par Pierre Baudinat qui permet de percevoir la spontanéité des échanges entre musiciens et leur plaisir de jouer.L’album compte de nouvelles compositions et trois reprises de titres déjà enregistrés par Michel Fernandez comme Bird Boy de Don Cherry où la sonorité déchirée du saxophoniste au ténor fait bon ménage avec la virtuosité du pianiste. Le saxophone élève sa prière après un solo de piano aux accents hard-bop. La solide section rythmique porte les solistes et le climat devient incandescent.

 

C’est aussi au saxophone ténor que Michel Fernandez rend hommage à John Tchicai sur Seven for Tchicai où le vigoureux Nicolas Serret laisse libre cours à son inspiration sur toms et cymbales. Sur Jamaâ El-Fna de Tawfik Ouldammar l’Afrique s’invite sur la superbe introduction de contrebasse de François Gallix qui explore le registre des graves évoquant ainsi le gembri des Gnawas. On est ensuite convié à une cérémonie gnaouie par la batterie qui utilise les cymbales pour rappeler les qraqeb. Le saxophone soprano virevolte. Sa psalmodie est soutenue par un piano entraînant… la transe n’est pas loin.On aime l’ambiance de Colo-Mentality où le jazz emprunte les rythmiques africaines. Jazz colonisateur ou Afrique courtisée ? En tout cas, il s’agit d’une union heureuse. La batterie a l’honneur de mener l’échange jusqu’à sa fin qui surprend un peu. Sur Lea, le feu se fait braise et le ténor fait entendre une douce prière comme une bénédiction sereine.C’est un ténor à la sonorité plus écorchée qui ouvre Brazza Cry. Un leitmotiv pulsatile introduit la prière exaltée du saxophone. Porté par le trio piano-basse-batterie, le saxophone élève sa voix jusqu’au cri. Le jeu modal de Joël Sicard et son solo volubile ne sont pas sans évoquer Don Pullen. On est immergé dans un sanctuaire où la musique tient lieu de lumière.De « Brazza Cry » se dégage une mélancolie teintée d’allégresse. Mélancolie d’un hier révolu, allégresse d’un avenir possible. D’une plage à l’autre les rythmes venus d’Afrique enrichissent le propos hérité du free-jazz. Le quartet de Michel Fernandez crée un jazz libre et énergique qui navigue entre lamentation et spiritualité, entre incandescence et incantation .


Michel Fernandez séduit par l’émotion que porte son souffle .

Le dernier témoignage discographique de Michel Fernandez s’intitule Brazza Cry. Ce fils spirituel d’Archie Shepp a croisé son sax avec celui du Danois John Tchicai, autre disciple de l’instigateur d’Attica Blues. Longtemps étiqueté avant-garde, Fernandez demeure un saxophoniste qui cherche à mettre en avant les racines africaines du jazz. Son admiration pour John Coltrane et Fela Kuti ne font pas mystère. Il suffit de l’écouter et de se laisser séduire par la grande spiritualité qui se dégage de son instrument et de ses compositions.

 

Frédéric Bruckert Le Progrès / Lyon matin 15/06/2017

 

 

 

1 CD Impro 09 / futuramarge.free

Nouveauté. Jusqu’au bout, l’ami producteur Gérard Terronès à l’éternel chapeau espagnol aura défendu le jazz sincère et de caractère. Le saxophoniste Michel Fernandez l’incarne ici, dans une inspiration arabo-andalouse, une évocation de Fela Kuti ou de John Tchicai, une pérégrination outre-Méditerranée, instillant dans sa musique les traces musicales de sa biographie. Défrichant les terres naguère peu défrichées de notre planète, mais s’aventurant aussi dans les exaspérations, timbrées parfois d’une dansante mélancolie, d’un jazz récent qui au cri de la plainte mêle celui de l’alarme. Explorant également une mémoire qui salue les prédécesseurs, il peut faire penser par exemple dans Léa à un Pharoah Sanders délaissant sa frénésie pour une suavité sereine. Mais on appréciera en premier lieu l’intensité que le leader développe dans son jeu, son lyrisme sans retenue et la façon dont au ténor il élargit sa palette sonore alors que son soprano la rétrécit en des lignes plus acérées, plus mordantes. Les membres de ce quartette formé en 2016 – où se remarque en particulier Joël Sicard, neveu de Jef – distillent un groove où rigueur et efficacité se mêlent de nostalgie et de modernité. Et bientôt surgit l’envie EF EBOTFSy t FRANÇOIS-RENÉ SIMON Michel Fernandez (ts, ss), Joël Sicard (p), François Gallix (b), Nicolas Serret (dm). Alboussière (Ardèche), janvier 2017.

Amauy Faye PRESS READER Septembre 2017

 

 

BLUE NOTES

L

 

 

Dans la ligné de ses albums précédents, le saxophoniste nous propose des titres éclectiques et métissés. Cette envie de mélanges authentiques est présente dans la diversité de ses compositions aussi bien que dans ses choix de reprises. Don Cherry, Tawfik Ouldammar, John Tchicai et Fela Kuti ont beaucoup oeuvré pour gommer les frontières et fusionner les musiques de l’Afrique avec celles de l’Occident.

Le voyage commence…                                                                                                                                               .                                                                                                                 Vincent Morin     JAZZ’IN LYON  03/07/2017

Michel Fernandez Quartet et Julia Kadel Trio au festival Jazz à cours et à Jardins

 

 


Une composition de Don Cherry est entamée au saxophone ténor avant de réunir le quartet qui tourne comme une horloge. Surfing around du pianiste est plus calme et permet d'entendre plus de nuances. La contrebasse ouvre seule le troisième thème, rejointe par le piano et la batterie qui vont mettre en valeur le son du saxophone soprano. Ensuite, c'est un duo que nous proposent le ténor et la contrebasse, jouée essentiellement à l'archet. Une ballade précède le dernier morceau du set s'ouvrant par une introduction incantatoire au ténor rejoint par les autres musiciens avant que le piano ne lance un tempo très rythmé tandis que les baguettes succèdent aux mailloches et que l'archet est délaissé au profit des doigts sur les cordes pour offrir un final tonitruant. Un rappel nous est offert, démarré par un fort sympathique solo de batterie aux mailloches suivi du retour de la contrebasse et du piano annonçant et soutenant le ténor qui alterne les solos avec le piano pour terminer sur un duo batterie/mailloches et contrebasse/archet. Le quartet de Michel Fernandez a du métier et leurs influences africaines et jazz sont bien mises en valeur par des instrumentistes qui mettent beaucoup de chaleur dans leurs interprétations avec un batteur solide, un contrebassiste qui fait claquer, un pianiste percutant et un saxophoniste chaleureux portant fièrement une chemise afro arborant saxophones et palmiers. 



Christian Ferreboeuf & photos François Dumont d'Ayot 

 

 

« Trane, Ayler, Fela et Pharoah ; l’ombre de la New Thing et celle de Mother Africa. Pas besoin d’être un crac des blind-tests.

 

Leur empreinte est transparente, Michel Fernandez ne s’en cache pas. L’Afrique noire il la connaît pour lui avoir donné quinze

 

ans de sa vie. Un quartet contemporain original, riche et chaud aux chorus ouverts sur le voyage » .

 

Jonathan Duclos-Arkilovitch Jazzman

 

 

Michel Fernandez vient de sortir un nouvel album signé chez le prestigieux label Futura et Marge de Gérard Terronès.

 

Issu de la mouvance free des années 80 et après de nombreuses expériences de fusion avec les musiques africaines, Michel Fernandez a enregistré de nombreux albums sous son nom pour les labels indépendants français et étrangers (Rdc Records, Cristal Records , Futura Marge, Steeple Chase...) Il a respiré les grands airs de la liberté avec le Célestrial Communication Orchestra (Paris) dirigé par Alan Silva puis avec le célèbre saxophoniste John Tchicai (pionnier de la New Thing à New-York et ancien compagnon de John Coltrane). Son jeu post-free porte aussi la trace de ses longs séjours en Afrique noire et au Maghreb en tant que leader de nombreux groupes dans les festivals panafricains (DakarJazz Festival, Congo n’dule festival, Casajazz festival…) où il croise son sax avec Fela Kuti. Prix de composition Sacem, reconnaissance de la Commission Adami « Chef d’Orchestre et soliste » il est récompensé « Talent Jazz actuel" Festival de Vienne 2005.

Références transparentes aux mouvements du free-jazz et de l’afro-beat, Michel Fernandez réalise une synthèse de ces deux influences historiques de la musique improvisée : improvisations expressives et lâchées, jeux contraires et pluriels donnent à entendre un jazz coloré vivant dans toute son âpreté sonore. Des compositions originales et quelques reprises de Don Cherry, Ornette Coleman, John Coltrane, Art Pepper inscrivent le saxophoniste dans l'horizon du jazz postbebop qui éclate les formes traditionnelles pour revendiquer une liberté créative. Les mélodies et les rythmes cherchent parfois une transe hypnotique dans les univers du Sud.Ces turbulences sont un appel au voyage et enrichissent l’équilibre rythmique et festif de l’édifice sonore.

                                                                                                                                                            Jazz in situ

 

 

 

« Une musique mature où se fait entendre le jazz en mouvement qui vire, à l’occasion, sans lourdeur vers les musiques du Sud… »

 

Sylvain Siclier Le Monde

 

 

« Le soleil dans le jazz, Michel Fernandez a respiré de grans airs de liberté avec le saxophoniste noir John Tchicai…Une pérégrination aux accents du Sud loin des circuits exotiques commerciaux … »

 

Fara C. L’Humanité

 

 

 

« Le quartet fait la preuve que l’énergie, le plaisir de jouer, de créer, ne font pas partie du passé. Ils partagent cette intensité de cette musique qui ne supporte pas la tiédeur. Il faut insister sur l’allégresse qui fait la preuve que ce quartet fonctionne (...).Une musique issue des profondeurs mémoriels des années de feu. Un peu de love suprême, un peu de l'Albert et Vous-même... »

 

Nicolas Béniès    Le Souffle bleu 

 

 

 

« On est bien dans un univers bâti à l’ombre des maîtres des années 60 et 70 et ça n’a rien d’étonnant puisque Michel Fernandez a forgé son style au Danemark aux côtés du maître John Tchicai, un des pionniers de la new-thing. Avec une sonorité pleine et chaleureuse qui aborde à bras le corps toute la tessiture de l’instrument, en particulier au ténor. Michel Fernandez est de ces saxophonistes qui préfèrent l’expressivité à la technicité affûtée. On le situera ainsi plus du côté d’Archie Shepp, Gato Barbieri (jeune !) voire David Murray que de Michael Brecker ou Chris Potter . »

 

Culture Jazz Thierry Giard

 

 

 

« Le soleil dans le jazz, Michel Fernandez a respiré de grans airs de liberté avec le saxophoniste noir John Tchicai…Une pérégrination aux accents du Sud loin des circuits exotiques commerciaux … »

 

Fara C. L’Humanité

 



Ce fils spirituel d’Archie Shepp a croisé son sax avec celui du Danois John Tchicai, autre disciple de l’instigateur d’Attica Blues. Longtemps étiqueté avant-garde, Fernandez demeure un saxophoniste qui cherche à mettre en avant les racines africaines du jazz. Son admiration pour John Coltrane et Fela Kuti ne font pas mystère. Il suffit de l’écouter et de se laisser séduire par la grande spiritualité qui se dégage de son instrument et de ses compositions.

 

Frédéric Bruckert Lyon matin

 

 

 


« … Michel Fernandez est manifestement fasciné par ses aînés John Coltrane et Sonny Rollins. Il aurait pu se contenter de pasticher l’objet de sa fascination. Il a préféré prendre distance et s’inventer un univers qui porte la marque et la puissance de sa personnalité… »

Frédéric Bruckert – Le Progrès.

 

« … Un jazz puissant qui sur la solide armature de son immense technicité ne perd jamais sa capacité à s’échapper des codes…  »

Yves Bourguignon – Congo Ndule Jazz Festival

 

« … Le souffle de la liberté avec Michel Fernandez…un répertoire original résonnant son désir d’ouverture sur le monde…»

Fara C. L'Humanité

 

«  D’un style contemporain très étudié, rendant hommage à Ornette Coleman et John Tchicai et, remettant en mémoire l’esprit de la New Thing, cela sans nostalgie … »

Gérald Mathieu – Jazz Notes

 

« C’est parti pour les mouvements divers qui oscillent dans une modernité où se mêlent le free sans outrance, la reconnaissance d’une tendance européenne très actuelle, l’Afrique dans toute son âpreté sonore…» 

 

L’indépendant

 

«  Voilà du jazz qui accroche l’oreille à la première écoute. Il est signé Michel Fernandez dont le son fiévreux est au service de l’aventure qu’on appelle improvisation… »

Midi Libre

 

«  Michel Fernandez nous offre un album coloré dans lequel il exprime sa virtuosité à travers une musique originale et dansante, un free Jazz limpide et maîtrisé. Chapeau l’artiste ! »

Christian Delvoyage – Jazz-o-thèque

 

«  Les compositions du leader ouvrant les voies free d’un voyage sans limites qui peut nous faire rêver de Pointe-Noire à Almeria … »

Pierre Lapijover – Jazz Forum International

 

« …Une musique mature où se fait entendre le jazz en mouvement, qui vire, à l’occasion, sans lourdeur, vers les musiques du Sud… »

Sylvain Siclier – Le Monde

 

« …A part dans le paysage français, d’une opiniâtreté underground dans l’étalage d’un répertoire original, il motive l’adhésion… »

Francisco Cruz – Jazzman. Le Monde de la Musique

 

« …Du Jazz contemporain original, riche et chaud, aux rythmes précis et aux chorus ouverts sur le voyage… »

Jazz Magazine

 

« Très bons disques, très bon saxophoniste… »

Julien delli Fiori – France-Inter

 

Michel Fernandez quartet au Hot Club de Lyon

Un Hot-Club des grands soirs, bondé pour le lancement officiel de l'album "Passages" du quartet     de Michel Fernandez, avec plusieurs générations de spectateurs.

C'est surprenant quand on connait le style très free adopté par le saxophoniste. Est-ce à dire que cette musique deviendrait "jazzistiquement correcte" ?

 

Toujours est-il que ce soir nous avons en face de nous un quartet soudé complètement investi dans cette transmission de la musique de Michel Fernandez. Bien sûr on passe en revue tous les titres de l'album (cf la chronique de Gérard Brunel).

 

Ah le live ! Il mérite bien son nom et donne assurément de la vie aux morceaux gravés. Michel Fernandez est heureux et ça se voit, il donne tout ce qu'il a, bougeant comme un sportif, s'éreintant sur son ténor ou son soprano. Ses comparses ne sont pas en reste. Comme à son habitude François Gallix est en lévitation, perché dans son interprétation (on note une très belle introduction en solo à la reprise du second set). 

Cette soirée était comme une sorte de pont entre les années 70 et un jazz d'aujourd'hui toujours revigoré par ses racines bien plantées. 

Pascal Derathé & photos Jazz-Rhone-Alpes.com

 

 

Cette ressemblance avec la musique de Coltrane se confirme sur les titres suivants. Nous retrouvons, en effet, chez Michel Fernandez cette même tendance vers un Free un peu mystique, surtout sur « Dedans Dehors » ou sur « Balade à Jamaâ El Fna ». Le morceau « Brumes », quant à lui, fait très fortement penser au « Crescent » de Coltrane. On y retrouve ce son de saxophone, langoureux et majestueux, tout en tremolos bien contrôlés. Notons sur ce titre un joli solo de contrebasse qui dévoile un peu plus du talent de François Gallix. « Sardegna I love », passé une sympathique introduction de champs et percussions, évoque également l’illustre saxophoniste. On se prend ainsi à vouloir compléter le thème de ce morceau par celui de « Résolution » de Coltrane.

 

Des influences africaines sont également sensibles sur certains titres. « Bird Boy » fait ainsi penser au « Watermelon man » de Hancock avec son intro à la flûte yoruba (sur Head Hunters). Monk in Africa, outre le titre, se réfère également à l’Afrique et à ses rythmes, avec une intro très jungle et une belle improvisation de batterie. « 7 for Tchicai », hommage au saxophoniste danois John Tchicai, est également dans le ton par le rapport à la mort qu’il présente. Aux pleurs et lamentations du deuil, sur le début du morceau, succède un groove qui comme dans un Gospel ramène la bonne humeur et permet d’envisager l’avenir.

Vincent Morin Jazz'in Lyon 2017

 

 

Nous avons écouté cette semaine

 

 Michel Fernandez Quartet.

 

 

Entouré de musiciens très expérimentés : le pianiste Benoît Thévenot, le contrebassiste François Gallix et le batteur Nicolas Serret, Michel Fernandez peut laisser s'exprimer librement ses saxophones (ténor et soprano ) dans les directions qui ont toujours, presque obsessionnellement,caractérisé sa musique à savoir le jazz de ses maîtres Coltrane et Don Cherry alliée à des influences africaines mêlant maghreb et afro-beat.

Sans artifice dans une démarche qui allie parfaitement classicisme et modernité, ce quartet apporte un nouveau souffle aux compositions très élaborées de Michel Fernandez. Chaudement

recommandé. 

 

Gérard Brunel   New Letter Jazz Rhône-Alpes de novembre 2015

Michel Fernandez est un saxophoniste particulier. Issu de la mouvance free, il a toujours gardé un fond de révolte anarchiste dans son jeu, une quête de liberté tantôt pacifique, tantôt violente, toujours sincère.

Chaque album (je les possède tous, l'amitié qui nous lie remontant à l'enfance) est une expérience musicale nouvelle et à chaque fois, les musiciens qui l'accompagnent y donnent le meilleur d'eux-mêmes. 

Comme à chaque soir de pleine lune, "l'oiseau sur sa branche" ouvre ses portes au jazz. Après s'être régalé du contenu d'une cagette, le concert commence devant une salle pleine. Quel plaisir de voir que le public se déplace en semaine pour se laisser envoûter par l'univers chamanique de ce quartet. 

Avec Michel, Don Cherry et Ornette Coleman ne sont jamais bien loin et il leur rend hommage en début de chaque set avec respectivement Bird Boy et Lovely woman. Le ton étant donné, le concert s'évade avec des compositions de Michel, comme Train for Trane ou Brumes, magnifique ballades.

Un bel hommage à Coltrane avec une version déchirante d'Equinox dont Michel sort épuisé. Respect !

Le souffle de Michel Fernandez est un vent, semblable au Sirocco, chaud et puissant. Il porte avec lui les poussières d'Afrique, les senteurs de Cuba ... la contrebasse de François Gallix l'accompagne à chaque instant, avec la même chaleur, la même présence.

Un bon moment de chaleur et d'amitié ! 

 

Eric Torlini New Letter Jazz Rhône-Alpes