le jazz est là présente Michel Fernandez Quartet le 14/06/19

        Nous avions fortement apprécié le quartet de Michel Fernandez que nous avons reçu en mars 2018. Depuis, la formation a continué son chemin donnant des concerts dans divers endroits en France (dont le fameux club Sunside à Paris) recevant à chaque fois un accueil chaleureux et enthousiaste du public. Parallèlement à l’activité sur scène, Michel Fernandez conçoit un nouvel album : Mélange de Rages  sorti en début d’année et qui a suscité de nombreuses critiques élogieuses. Le groupe affiche toujours la même cohésion renforcée par l’expérience de chacun de ses membres complices qui affichent autant d’énergie que d’ardeur dans leur jeu au service d’une musique dont les influences et inspirations ne peuvent que nous réjouir :  plongées dans l’univers coltranien, clin d’oeil à Rollins avec un calypso, souvenir des audaces de Tchicai avec lequel Michel Fernandez a travaillé, ou encore l’Afrique avec « en prime » un magnifique thème d’Abdullah Ibrahim (Dollar Brand).  Autant que dans le précédent album  Brazza Cry, on est emporté jusqu’au bout par des thèmes au titre évocateur comme Duende , Hypnotango , Monk in Afrika… Il y avait donc urgence à faire revenir cette formation dans laquelle on retrouve aux côtés du saxophoniste les fidèles Benoît Thévenot au piano, François Gallix à la contrebasse et Nicolas Serret à la batterie Ceux qui l’avaient déjà entendue auront sans aucun doute grande envie de revenir, occasion pour ceux qui l’avaient manquée de la découvrir. Le public qui connaît bien la qualité des concerts de Le Jazz Est Là, une fois de plus, ne sera pas déçu. Citons pour finir, s’il faut achever de convaincre, trois critiques spécialistes renommés :

 

Les membres de ce quartette formé en 2016 distillent un groove où rigueur et efficacité se mêlent de nostalgie et de modernité... François-René Simon Les Chocs de Jazz Magazine

 

Superbe quartet…et bientôt surgit l’envie de danser    Alex Duthil Open Jazz France Musique

 

Un univers coltranien renouvelé, Michel Fernandez garde les traces de ses collaborations avec John Tchicai et Pharoah Sanders  Nathalie Piolé Banzzaï France Musique

 

Offrons donc à ce groupe, comme pour nos précédents concerts, la salle bien remplie qu’il mérite, dans le cadre du magnifique Domaine du Prieuré d’Estagel.

 

RESERVATION OUVERTE !

 

Patrice Goujon pour Le Jazz Est Là                      le 16 mai 2019

 

http://jazzestla.blogspot.com

 

Michel Fernandez Quartet revue de presse    Cliquez sur les images

Michel Fernandez Quartet au Théâtre Max Jacob Les Aprem'Jazz Quimper

Michel Fernandez. L’exigence au bout du saxo Publié le 26 février 2019 à 17h08 Gilles Carrière Le Télégramme Quimper Festival Apem'Jazz


                          Michel Fernandez en formule quartet, dimanche, au Théâtre Max-Jacob dans le cadre des Aprèm’Jazz : une formule singulière à l’exigence haut de gamme. Le jazz peut, parfois, s’apparenter à un rituel un brin singulier. Celui offert par le Michel Fernandez Quartet constitue une expérience en soi. Par ses coups de saxo expressifs, son goût immodéré pour le free mais aussi son appétence pour les sons venus d’Afrique, Michel Fernandez s’est construit un univers riche et complexe, envoûtant à bien des égards. Le groupe, qui foulait dimanche dernier, dans le cadre des Aprèm’Jazz, la scène du Théâtre Max-Jacob, s’est promené, les yeux fermés, sur les codes usinés par le patron. Le Lyonnais d’origine andalouse avait promis de combiner les plages de « Brazza Cry » (sorti en 2017) avec celles encore chaudes de « Mélanges de rage ». Il n’a pas trahi. En une heure et demie chrono, Fernandez et ses boys (le pianiste Benoît Thévenot, le batteur Nicolas Serret et le contrebassiste François Gallix) ont su s’arracher sans compter sur une esthétique pointue cherchant manifestement à « ouvrir » le jazz actuel. Dans une salle loin d’être pleine (quelque 80 spectateurs seulement) mais dont les vieux murs craquelant ont restitué à merveille un son précis, Michel Fernandez n’a pas fauté, loin s’en faut. Sans conteste, il forme l’un des plus discrets de nos (grands) jazzmen. Il est aussi l’un des plus somptueux. Bref, un show tout à la fois exigeant et haut de gamme, idéalement lové dans le dernier tiers la saison.

Gilles Carrière

Mélange de rages Michel Fernandez Quartet par Nicole Videman Latins de Jazz

Michel Fernandez Quartet au Bémol 5 Lyon

Mélanges de rage Michel Fernandez Quartet US Magazine n°786 mars 2019

Michel Fernandez Quartet au Festival Croix-Rousse Melting Jazz Club

MON QUARTIER AU QUOTIDIEN


Un nouveau festi­val dédié au jazz à la Croix-Rousse

C’est la toute nouvelle créa­tion du Comité des fêtes de la Croix-Rousse. La première édition du festi­val Croix-Rousse Melting Jazz Club s’ouvre du 11 au 19 mai sur le Plateau. Le prin­cipe ? Mélan­ger diffé­rents styles de jazz (free, latino, clas­sique, etc.) et favo­ri­ser la rencontre entre les géné­ra­tions de musi­ciens.

Dans l’am­biance inti­miste et vibrante des clubs améri­cains, chaque soirée mettra en lumière deux groupes (Gesla­shka, Michel Fernan­dez Quar­tet – photo –, Abyss Trio, Quar­tet Latin Bird, etc.) — l’un issu de la nouvelle vague de musi­ciens, l’autre de l’an­cienne  — qui se retrou­ve­ront sur scène au final pour un bœuf.

Le petit plus de cette première édition ? La projec­tion au cinéma Saint-Denis le 15 mai de l’ex­cellent Bird de Clint East­wood qui retrace le parcours de Char­lie Bird Parker, un jazz­man talen­tueux et vision­naire. Et pour commen­cer en beauté, le festi­val débu­tera par un concert gratuit le 11 mai à l’Espe.

Le comité des fêtes espère par la suite inscrire le Croix-Rousse Melting Jazz Club dans la durée pour en faire un événe­ment annuel à la Croix-Rousse. En 2020, la program­ma­tion pour­rait s’étof­fer avec, par exemple, des confé­rences sur l’his­toire du jazz. « L’objec­tif est de montrer que le jazz est aussi une musique actuelle, vivante, explique Joël Palo­mino, président de l’as­so­cia­tion. Aujourd’­hui, on est abreuvé de chan­sons forma­tées, taillées pour plaire. Ce festi­val veut mettre en avant des musiques qui nous entraînent ailleurs. » Jazz is not dead !

Romain Desgrand

Croix-Rousse Melting Jazz Club du 11 au 19 mai. Concert gratuit le 11 mai  à 17h30 à l’Espe (3 rue Philippe de Lassalle, Lyon 4). Concerts du 17 et 18 mai à 18h30 et du 19 mai à 16h à l’ALCR ( 8 rue Hénon), 10 € ou 27 € les trois soirs. Film le 15 mai à 20h30, 6 € (77 Grande Rue de la Croix-Rousse). Réser­va­tions : cdf-croix­rousse.fr

Le jazz débarque à la Croix-Rousse

Mélange de styles, mélange de générations de musiciens, le Croix-Rousse Melting jazz club, festival dédié au jazz, est la toute dernière création du Comité des fêtes. Ambiance garantie du 11 au 19 mai.

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  • Le 10/05/2019 à 05:00
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EDITION ABONNÉ
Le saxophoniste Michel Fernandez et ses musiciens sont à l’affiche du festival et joueront le dimanche 19 mai.  Photo Progrès /Yves LE-FLEM
Le saxophoniste Michel Fernandez et ses musiciens sont à l’affiche du festival et joueront le dimanche 19 mai.  Photo Progrès /Yves LE-FLEM

Après avoir créé en juin dernier Les Odyssées du jardin Rosa Mir, un festival de musiques méditerranéennes, le Comité des fêtes de la Croix-Rousse propose cette année, du 11 au 19 mai, un nouveau rendez-vous culturel, le festival de jazz Croix-Rousse Melting jazz club.

« Convier jeunes musiciens et artistes chevronnés »

« L’idée était de mélanger différents styles de jazz, mais aussi de convier jeunes musiciens et artistes chevronnés, pour qu’ils se rencontrent. Nous voulons montrer que la nouvelle génération s’est emparée de cette musique et a su la faire évoluer », explique Joël Palomino, président de l’association à l’initiative du projet.

Les festivités débuteront le samedi 11 mai par un concert gratuit à l’École supérieure du professorat et de l’enseignement (Espe). L’ensemble de jazz aux multiples influences A19 quartet jouera, accompagné d’un quatuor à cordes, sous le parrainage du quatuor Debussy.

Le mercredi 15 mai sera marqué par la projection, au cinéma Saint-Denis, du film Bird de Clint Eastwood, qui retrace la vie du saxophoniste Charlie Bird Parker.

Trois soirées suivront, dans une ambiance conviviale, les 17, 18 et 19 mai, au cours desquelles groupes de jeunes musiciens et jazz-bands plus expérimentés offriront des concerts séparés, avant de se retrouver sur scène, au final, pour une jam session.

Concert du 11 mai à 17 h 30 à l’Espe : 3, rue Philippe-de-Lassalle, Lyon 4e. Concerts des 17 et 18 mai à 18 h 30 et du 19 mai à 16 heures à l’ALCR, 8, rue Hénon, Lyon 4e. Tarifs : 10 € la soirée, 27 € les trois soirs. Film le 15 mai à 20 h 30, 6 €, au cinéma Saint-Denis : 77, Grande-R

LYON - FESTIVALCroix-Rousse Melting jazz club : une première

Formations peu médiatisées et talents confirmés sont à découvrir pendant cinq jours et dès ce samedi.

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  • Le 11/05/2019 à 05:00
  • mis à jour à 10:13
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Temps fort du festival, le quartet du saxophoniste Michel Fernandez.  Photo Progrès /Photo DR
Temps fort du festival, le quartet du saxophoniste Michel Fernandez.  Photo Progrès /Photo DR

La création d’un nouveau festival à la Croix-Rousse, témoigne une fois encore du dynamisme de la vie jazzistique de la région lyonnaise. La fête débute ce samedi 11 mai, dès 17 h 30, par le concert (à entrée libre) du groupe A 19, un quartet de jazz traditionnel né de la rencontre de jeunes musiciens issus de structures d’enseignement musical de Lyon, augmenté pour l’occasion d’un quatuor à cordes.

Le Croix-Rousse Melting jazz club, ainsi nommé, propose ensuite le mercredi 15 la projection au cinéma Saint-Denis de Bird , le film de Clint Eastwood.

Retour à la musique live, dès le vendredi 17 avec le trio de jazz fusion Abyss, suivi en seconde partie de soirée du Quartet Latin Bird pour une relecture de standards de Charlie Parker.

Le lendemain, samedi 18, les instruments à cordes et la voix de Camille Martin du groupe Ito vibreront à la confluence du blues et du folk dans un esprit très jazzy. La soirée se prolongera en compagnie du TNT, trio mené d’un doigté expert par le pianiste Benoît Thevenot.

Changement d’ambiance, dimanche 19, dès 16 heures, avec Geslashka pour une escapade du côté des Balkans sur les rythmes émoustillants de mélodies klezmer et tziganes. Enfin, temps fort de cette première édition le quartet de Michel Fernandez, saxophoniste impétueux dont la réputation n’est plus à faire, interprétera un jazz moderne, jamais superficiel qui surprend par son aspect à la fois spontané et réfléchi.

LYON - FESTIVALCroix-Rousse Melting jazz club : une première

Formations peu médiatisées et talents confirmés sont à découvrir pendant cinq jours et dès ce samedi.

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Temps fort du festival, le quartet du saxophoniste Michel Fernandez.  Photo Progrès /Photo DR
Temps fort du festival, le quartet du saxophoniste Michel Fernandez.  Photo Progrès /Photo DR

La création d’un nouveau festival à la Croix-Rousse, témoigne une fois encore du dynamisme de la vie jazzistique de la région lyonnaise. La fête débute ce samedi 11 mai, dès 17 h 30, par le concert (à entrée libre) du groupe A 19, un quartet de jazz traditionnel né de la rencontre de jeunes musiciens issus de structures d’enseignement musical de Lyon, augmenté pour l’occasion d’un quatuor à cordes.

Le Croix-Rousse Melting jazz club, ainsi nommé, propose ensuite le mercredi 15 la projection au cinéma Saint-Denis de Bird , le film de Clint Eastwood.

Retour à la musique live, dès le vendredi 17 avec le trio de jazz fusion Abyss, suivi en seconde partie de soirée du Quartet Latin Bird pour une relecture de standards de Charlie Parker.

Le lendemain, samedi 18, les instruments à cordes et la voix de Camille Martin du groupe Ito vibreront à la confluence du blues et du folk dans un esprit très jazzy. La soirée se prolongera en compagnie du TNT, trio mené d’un doigté expert par le pianiste Benoît Thevenot.

Changement d’ambiance, dimanche 19, dès 16 heures, avec Geslashka pour une escapade du côté des Balkans sur les rythmes émoustillants de mélodies klezmer et tziganes. Enfin, temps fort de cette première édition le quartet de Michel Fernandez, saxophoniste impétueux dont la réputation n’est plus à faire, interprétera un jazz moderne, jamais superficiel qui surprend par son aspect à la fois spontané et réfléchi.

Du samedi 11 à 17 h 30 au dimanche 19 mai, à 16 heures. Tarifs : 10 € (27 € pour trois soirs). Programme complet : www.cdf-croixrousse.fr/croix-rousse-melting-jazz-club/

F. BRUCKERT

A LIRE AUSSI

Jazz Rhône-Alpes News Letter    01/03/2019  Michel Fernandez Quartet au Bémol 5

 


01/03/2019 – Michel Fernandez Quartet au Bémol 5 C’est au Bémol 5 que le Michel Fernandez Quartet avait donné rendez-vous à ses amis lyonnais pour marquer la sortie de son nouvel album Mélange de rages (Dreamophone – Socadisc 2019)  qui a déjà retenu l’attention de Jazz-Rhone Alpes.com qui vous en a proposé une chronique il y a quelques jours (cf      lien Ici) Ce soir autour de son leader Michel Fernandez (compositons et >saxophones ténor et soprano), les accompagnateurs Benoit Thévenot (piano) François Gallix (contrebasse) Nicolas Serret (batterie) se sont mis sur leur trente et un et sont prêts à booster leur leader pour qu’il donne le meilleur de lui-même. C’est  naturellement Mélange de rages qui constitue le cœur du programme des deux sets de la soirée sans exclure un petit détour vers des compositions d’albums précédents (Almeria, Brazza cry…). Comme toujours avec les vrais musiciens, les nouvelles compositions ont déjà évolué en live s’étoffant de nouveaux chorus ou d’audacieux enchaînements comme par exemple à
la fin du premier set le très free Vasvirag qui débouche sur un passionné Chaudiere où François Gallix n’en finit pas de relancer la superbe mécanique de précision que constitue ce quartet. Le deuxième set s’ouvre sur Duende (au sax soprano) qui voit sa durée plus que doublée par rapport à l’album. C’est High Life, ce calypso à la Sonny Rollins particulièrement convaincant, qui clôt le set et met tout le monde d’accord sur le fait que nous tenons là un quartet de haut vol que les programmateurs devraient s’arracher tant il est maintenant au sommet de sa maturité musicale rempli de la rage collective de jouer ensemble comme le signe clairement  le titre de leur album « Mélange de rages ». Sympathique surprise pour le rappel , une relecture efficace du Turnaround  d’Ornette Coleman. Encore une belle soirée au Bémol 5. Ont collaboré à cette chronique :
Gérard Brunel


Michel Fernandez Quartet au Bémol 5 avec « Mélange de Rages » par Nicole Videmann | 24 février 2019 | Chorus, Tempo
Du jazz ardent sans concession Après la sortie de l’album « Mélange de Rages » le Bémol 5 accueille Michel Fernandez Quartet le 01 mars 2019. Ecouter sur scène le nouveau projet du saxophoniste permet de saisir l’essence de son jazz ardent et sans concession.
Situé au cœur du Vieux-Lyon le restaurant/jazz club Bémol5 continue depuis son ouverture, le 21 avril 2017, à programmer des concerts où s’expriment largement des musiciens issus de différents styles de jazz . Toujours en prise avec l’actualité musicale du disque, Bémol 5 accueille Michel Fernandez Quartet le 01 mars 2019 à 20h30 pour un des concerts de la tournée de lancement de l’album « Mélange de Rages » (Dreamophone Socadisc) sorti en janvier 2019.
Michel Fernandez Quartet Deux ans après «     Brazza Cry     », véritable pamphlet brûlant d’énergie, le saxophoniste Michel Fernandez revient en quartet. Autour des saxophones soprano et ténor du leader, on retrouve les fidèles François Gallix à la contrebasse et Nicolas Serret à la batterie alors que le piano est désormais tenu par Benoit Thévenot. Avec ardeur, tous les trois se mettent en orbite autour de la sphère musicale de Michel Fernandez dont l’identité singulière allie des influences issues de la mouvance free à d’autres venues d’Afrique et à des échos d’Amérique latine. Autour d’un nouveau répertoire, le quartet participe à une mouture renouvelée de la musique de Michel Fernandez. En toute liberté, les quatre compères condensent leur énergie et leur inspiration sur « Mélange de Rages » où leurs colères musicales ménagent avec bonheur quelques moments de sérénité.
« Mélanges de Rage »
Sur les neuf pistes de l’album « Mélanges de Rage », le Michel Fernandez Quartet donne à découvrir plusieurs aspects de leur musique. Sur Duende, le saxophone soprano s’élance tel un lutin espiègle dans un chorus fulminant avant de laisser s’exprimer le piano flamboyant. Après un motif répétitif entonné par le piano, le saxophone ténor élève ses cris rageurs et transforme Chaudière en une incantation tempétueuse à laquelle le piano répond par un chorus frénétique. La turbulence du propos se poursuit avec un solo fougueux de la batterie. La rage fait plus qu’affleurer ! L’atmosphère change avec High Life, ce calypso joué au ténor par le leader qui fait un clin d’oeil à la phraséologie de Sonny Rollins et à la tradition musicale africaine retranscrite dans l’album « Highlife » du regretté pianiste Randy Weston dans les années 1960. La main droite du piano élabore un solo vibrant et radieux alors que la main gauche invite le son d’un orgue groovy.
Vasvirag entraîne le quartet dans une expression colérique et fragmentée qui fait écho au courant du free-jazz des années 80. Déjà enregistrée sur  l’album « Passages » de Michel Fernandez, Brumes est interprété sur un tempo de ballade où le jeu du ténor s’apaise. La contrebasse majestueuse offre un instant de plénitude recueillie. Après un préambule pseudo-chaotique le ténor expose de manière ludique et peu académique la mélodie d’Hypnotango que le piano fait vibrer ensuite dans un chorus impétueux. Proche du son du doudouk, le soprano transforme Ishmaël, la composition du pianiste Abdullah Ibrahim en une cérémonie incantatoire. Le piano propose ensuite un interlude tout en relaxation avant que le quartet ne termine la prière. Monk in Africa fait un clin d’oeil complice à  Well,you Needn’t de Monk mais le morceau boppisant s’évade très vite du côté de l’Afrique. L’album se termine avec le nébuleux El Camino où le ténor ensorcelant délivre une litanie envoûtante. Savourer la musique de « Mélanges de Rage » un casque sur les oreilles ne dispense pas loin s’en faut d’une écoute live, car c’est bien sur scène que la musique de Michel Fernandez prend toute sa force et délivre l’étendue de ses contrastes. Rendez-vous le 01 mars 2019   à   20h30   au   Bémol 5 pour vibrer à l’unisson avec le Michel Fernandez Quartet.

Mélange de rages Michel Fernandez Quartet

MICHEL FERNANDEZ  – Mélange De Rages (2019)

De  façon quasi rituelle, le saxophoniste lyonnais Michel Fernandez nous gratifie tous les deux ans d’un nouvel album…2013, 2015, 2017 avec le remarqué “Brazza Cry” et maintenant 2019 “Mélange de Rages” qui va  surprendre les habitués car il constitue une nouvelle évolution vers un jazz plus affirmé, plus construit et même plus esthétique sans pour autant céder à la facilité. Il faut dire  que son quartet regroupe maintenant Benoît Thévenot (piano), François Gallix (contrebasse) et Nicolas Serret (batterie) soit trois musiciens totalement soudés à travers leur solide expérience commune dans le trio Magnetic Orchestra. Ici sur “Mélanges de rages”, il s’agit bien d’un album en quartet, le Michel Fernandez Quartet ou certes si le saxophoniste apporte la plupart des compositions c’est tous les musiciens qui participent pleinement au processus créatif.

 Dès le morceau d’ouverture de l’album Duende, la cohésion de la formation est mise en évidence ; si le soprano sonne haut et clair le piano bien appuyé par la rythmique prend toute sa place. Sur le deuxième thème, Chaudière, qui avoisine avec les dix minutes, chaque instrument a son droit d’expression à commencer par la contrebasse de François Gallix à travers le fabuleux gimmick d’ouverture qui revient régulièrement  dans le morceau alors que le ténor “choruse” amplement avant de faire place nette au piano enflammé de Benoît Thévenot et à un superbe final au  grand complet. Le sax de Michel Fernandez introduit seul High Life et très vite lui qu’on croyait inconditionnel de John Coltrane et de Pharoah Sanders on le surprend à sonner comme un calypso de Sonny Rollins sous le regard complice de ses accompagnateurs ; une surprise vraiment très réussie de cet album.

Vasvirag apparait comme une courte digression free avant la reprise de Brumes un thème déjà enregistré par Michel Fernandez mais qui prend ici une dimension de ballade apaisée et romantique au fil de la contrebasse de François Gallix et des notes légères de piano de Benoît Thévenot. Avec Hypnotango on a le choix entre du tango free coté sax ou du tango hypnotique coté piano, à moins que ce ne soit l’inverse… dans tous les cas les contrastes sont réussis. C’est la batterie de Nicolas Serret qui introduit Ishmael (une composition d’Abdullah Ibrahim a.k.a. Dollar Brand) pour un autre long morceau de bravoure qui laisse de la place à l’expression de chaque musicien et aux cheminements subtils de profondes émotions. Sur Monk in Africa, la fusion réussie du piano “monkien” de Benoît Thévenot avec les influences africaines de Michel Fernandez apparaissent comme une évidence réjouissante conduisant tout droit aux cheminements sinueux mais somme toute serein de El Camino et son sax capiteux.

Au final un grand cru 2019 pour le Michel Fernandez Quartet  que ce Mélange de Rages (Dreamophone Socadisc 2019). Les lyonnais pourront les retrouver en live le 1er mars au Bémol 5 pour la sortie officielle de l’album.

 

Gérard Brunel Jazz Rhône-Alpes Février 2019



Mélanges de rages Michel Fernandez Quartet par Nicolas BENIES

LE SOUFFLE BLEU JAZZ, Michel Fernandez quartet Publié le février 21, 2019 Redevenir sauvage. Le jazz souffre d’une image étrange dans notre société aseptisée, atomisée qui n’accepte plus ni la violence, ni la sauvagerie et voudrait que toutes les relations humaines soient policées, ordonnées, polies – dans tous les sens du terme. « Musique d’intello » dit-on du jazz, musique emmerdante en est la traduction, « qui prend la tête ». Pourtant, le jazz a été qualifié dans un passé pas si lointain, de « musique de sauvages », perturbant nos chères têtes blondes. Des ligues se sont élevées contre le jazz – ensuite contre le rock -, considéré comme la musique du diable. Le jazz sait exprimer – on l’a oublié – la rage, la colère, la sauvagerie qui se dissimule derrière cette société policée. Le jazz des années 1960-70 est marqué par le « mélange de rages » – titre du dernier album du saxophoniste Michel Fernandez. La mobilisation dite des Gilets Jaunes est aussi le condensé de toutes les rages qui s’accumulent dans cette société profondément inégalitaire.
La musique que propose Michel Fernandez et son quartet – Benoît Thévenot, piano, claviers, François Gallix, contrebasse, Nicolas Serret, batterie – tire ses origines de ces années de feu. John Coltrane est une des références. « Jeune homme en colère » tel qu’il était qualifié au début des années 60, il a su par la sauvagerie de son art révolutionner une fois encore cette musique. Le free-jazz a dynamité toutes les structures pour proposer une autre manière d’entendre. Michel Fernandez ne s’est pas contenté de reprendre le flambeau. Il apporte, avec ses compagnons, d’autres expériences, d’autres affluents mêlant Afrique, Amérique latine – sans oublier le calypso et Sonny Rollins – pour concevoir d’autres solidarités, revenir à la fraternité et à la sororité. Il faut savoir entendre le murmure du temps pour construire une mémoire du futur. Nicolas Béniès « Mélange de rages », Michel Fernandez quartet, Dreamphone/Socadisc Ce contenu a été publié dans Jazz par Nicolas Beniès, et marqué avec Mélange de rages, Michel Fernandez quartet.



Mélange de rages Michel Fernandez Quartet par Frédéric Bruckert Le Progrès

 

Propulsée par un quartet phénoménal propice à l’émulation, la musique de Michel Fernandez est vive et foisonnante. Au Bémol 5 , le saxophoniste lyonnais fête la sortie de son nouvel album Mélange de rage , qui fait suite à l’excellent Brazza cry, paru en 2017. Aussi exigeant que passionnant, Fernandez ne manque pas de ressources et de piquant. Après avoir exploré l’univers de Fela Kuti, il se montre très à l’aise dans un répertoire de compositions originales, radieuses et de caractère, habitées par un feeling profond qui maintient l’intérêt de l’auditeur. Au ténor comme au soprano, les orientations esthétiques du saxophoniste ravivent l’esprit volcanique de John Coltrane et de Pharoah Sanders, dont il demeure assurément le fils spirituel.

 



 

Frédéric Bruckert LE PROGRES LYON MATIN

 

Michel Fernandez Quartet au festival Aprem'Jazz Quimper


 

Ses parents étaient des réfugiés politiques originaires d’Andalousie. Outre le son arabo-andalou, le saxophoniste Michel Fernandez aime le free et les sonorités africaines (l’album « Brazza Cry »). Il sera ce week-end, en quartet, au théâtre Max-Jacob dans le cadre des Aprèm’Jazz.

 


Quelle a été la genèse de « Brazza Cry » qui semble puiser son inspiration dans les musiques du Sud ?

 

J’ai vécu une douzaine d’années en Afrique de l’Ouest au Bénin à Cotonou, en Afrique Centrale au Congo-Brazzaville puis au Maroc à Casablanca. Je travaillais pour les Centres culturels français appelés aujourd’hui Instituts français : j’y enseignais la musique et participais à diverses actions culturelles de coopération. J’ai joué avec un grand nombre de musiciens afro-beat à cette époque en particulier Fela Kuti. En 1999, j’étais à Brazzaville et j’ai vécu la guerre du Congo, ses horreurs et massacres. J’ai observé les implications et responsabilités des grandes compagnies pétrolières et des réseaux de la « Françafrique » dans cette affaire, d’où le titre de l’album « Brazza Cry ».

 



 


Dans quelle mesure votre quartet s’est-il imbriqué dans le projet ?

 

Le quartet actuel comprend François Gallix (contrebasse) Nicolas Serret (batterie) et Benoît Thévenot (piano). Ces musiciens de jazz de grande expérience ne sont pas fermés sur le langage bop et le swing : ils cherchent comme moi à ouvrir le jazz actuel sans toutefois adopter une démarche pure free ou contemporaine et sont très soucieux des rythmes et des mélodies. C’est exactement ce que je recherchais lorsque je suis arrivé à Lyon en 2009 et nous avons formé vraiment le quartet en 2016. De plus, je connaissais de longue date François Gallix, un magnifique contrebassiste qui groove comme un Mingus et qui avait fondé le Crescent Jazz Club et le Collectif Mu dans les années 80-90.

 


Un artiste semble vous avoir marqué plus que tout autre en la personne de John Tchicai. Expliquez-nous…

 

En Europe, j’ai en effet joué longtemps avec le saxophoniste John Tchicai, décédé en 2012, un des grands pionniers du free-jazz. John était un ami très proche, d’origine congolaise mais de nationalité danoise. Il cherchait à introduire des éléments de musique africaine dans le free.

 


« Brazza Cry » va souffler ses deux bougies ce printemps. Avez-vous un nouveau projet sur le feu ?

 

Notre nouvel album, « Mélange de rages », sort juste en ce moment sur le label Dreamophone (Distribution Socadisc). Nous aurons le plaisir de jouer certains titres du disque à Quimper, en plus de ceux de « Brazza Cry ».

 


Pratique
Michel Fernandez Quartet en concert dimanche 24 février (17 h) au théâtre Max-Jacob, Quimper. Entrée : 15 €, 20 €. Réservations à l’office de tourisme ou sur le site www.apremjazz.com.

 


Gilles Carrière , Le télégramme 20/02/19.

 


Autour du Jazz  

                                SNES EDUCATION mars 2019


Redevenir sauvage. « Mélange de rages » Michel Fernandez quartet vendredi 22 février 2019
Le jazz souffre d’une image étrange dans notre société qui n’accepte plus ni la violence, ni la sauvagerie et voudrait que toutes les relations humaines soient policées, ordonnées, polies – dans tous les sens du terme. « Musique d’intello » dit-on, musique emmerdante en est la traduction, « qui prend la tête ». Pourtant, le jazz a été qualifié dans un passé pas si lointain, de « musique de sauvages », perturbant nos chères têtes blondes. Des ligues se sont élevées contre le jazz – ensuite contre le rock -, considéré comme la musique du diable. Le jazz sait exprimer – on l’a oublié – la rage, la colère, la sauvagerie qui se dissimule derrière cette société policée. Le jazz des années 1960-70 est marqué par le « mélange de rages » - titre du dernier album du saxophoniste Michel Fernandez. La mobilisation dite des Gilets Jaunes est aussi le condensé de toutes les rages qui s’accumulent dans cette société profondément inégalitaire. La musique que propose Michel Fernandez et son quartet – Benoît Thévenot, piano, claviers, François Gallix, contrebasse, Nicolas Serret, batterie – tire ses origines de ces années de feu. John Coltrane est une des références. « Jeune homme en colère » tel qu’il était qualifié au début des années 60, il a su par la sauvagerie de son art révolutionner une fois encore cette musique. Le free-jazz a dynamité toutes les structures pour proposer une autre manière d’entendre. Michel Fernandez ne s’est pas contenté de reprendre le flambeau. Il apporte, avec ses compagnons, d’autres expériences, d’autres affluents mêlant Afrique, Amérique latine – sans oublier le calypso et Sonny Rollins - pour concevoir d’autres solidarités, revenir à la fraternité et à la sororité. Il faut savoir entendre le murmure du temps pour construire une mémoire du futur. Nicolas Béniès « Mélange de rages », Michel Fernandez quartet, Dreamphone/Socadisc


Michel Fernandez Quartet Choc Jazz / Jazz magazine


 "...le nouvel album Brazza Cry est une synthèse des musiques contestataires du jazz “post-bop” : les années de feu. Michel Fernandez a longtemps vécu en Afrique et, outre Coltrane, ses racines musicales sont John Tchicai – pionnier du free – pour le saxo, ainsi que le Nigérian afrobeat Fela Kuti. On sent ici à la fois comme une recherche de la transe et une expression, sans doute plus politique, de la rage. Mais il y a également beaucoup de conviction et de sérénité, un souffle tantôt aiguisé, tantôt apaisant. La fièvre monte, le jazz est un cri et un charme, une plainte et une danse. Il peut sortir ses griffes comme apprécier le calme et la beauté d’un jour et d’un sourire. De très haute tenue, le quartet – concert et album – confirme des musiciens indiscutables qui passent d’un quasi-ascétisme à un lyrisme tranquille et une chaleur nocturne qui offre bien des soleils."                                                                                                                        Stani Chaine  LYON CAPITAL   octobre 2017                                                                                                                                                                         


« On est bien dans un univers bâti à l’ombre des maîtres des années 60 et 70 et ça n’a rien d’étonnant puisque Michel Fernandez a forgé son style au Danemark aux côtés du maître John Tchicai, un des pionniers de la new-thing. Avec une sonorité pleine et chaleureuse qui aborde à bras le corps toute la tessiture de l’instrument, en particulier au ténor. Michel Fernandez est de ces saxophonistes qui préfèrent l’expressivité à la technicité affûtée. On le situera ainsi plus du côté d’Archie Shepp, Gato Barbieri (jeune !) voire David Murray que de Michael Brecker ou Chris Potter . »

 

Thierry Giard Culture Jazz / Citizen Jazz 2018


"Michel Fernandez quartet. Dans ce groupe formé en 2016, Michel Fernandez réunit des musiciens qui dans leur parcours ont chacun été imprégnés par la musique des maîtres des années 60/70 comme Don Cherry, Pharoah Sanders, Ornette Coleman….. Les compositions originales du saxophoniste sont marquées par l’empreinte de ces racines musicales mais aussi par l’énergie et les rythmes de la musique africaine ou de la musique arabo-andalouse. Clin d’œil à l’afro-beat de Fela Kuti qu’il a croisé lors de ses séjours en Afrique qu’il connaît bien, détour vers les rythmes du Maghreb, hommage à John Tchicai saxophoniste avec lequel il a travaillé, l’une de ses principales influences. Le résultat est une musique cosmopolite très expressive, souvent émouvante, parfois envoûtante dans laquelle mélodie et rythme font bon ménage, le tout assuré par quatre interprètes qui, portant ce jazz libre et énergique de main de maître, donnent souvent l’envie de bouger ! Ce n’est pas par hasard que Gérard Terronès - producteur du label Futura et Marge, disparu malheureusement en mars 2017- a produit avec Michel Fernandez le magnifique album  BrazzaCry  en janvier 2017 au sujet duquel Alex Dutilh Open Jazz France Musique déclare tout simplement :  Superbe album . François-René Simon quant à lui écrit dans sa critique élogieuse de l’album : Jusqu’au bout, l’ami producteur Gérard Terronès à l’éternel chapeau espagnol aura défendu le jazz sincère et de caractère. Le saxophoniste Michel Fernandez l’incarne ici"                                                             Jazz Magazine 


« Superbe album... » Alex Dutilh Open Jazz France-Musique

 

 

 

"Michel Fernandez, saxophoniste ténor et soprano, s’est lancé, avec un nouveau quartet,Benoît Thévenot au piano, François Gallix à la contrebasse, Nicolas Serret à la batterie, dans un nouveau projet. Ses références essentielles se trouvent dans les années de feu de la décennie 1960- 70, celles du free-jazz, de l’afrobeat, de toutes ces musiques qui se voulaient contestataires. Il en réalise une synthèse pour faire fructifier cet héritage. Brazza Cry vous fera tanguer, danser et même bouleverser pour retrouver la transe tout en provoquant la réflexion sur le colonialisme... Cet album, le dernier publié du vivant du producteur Gérard Terronès est un bel hommage à son travail."

 

Nicolas Béniès Le Souffle bleu , l'US magazine

 


« Brazza Cry » par le quartet de Michel Fernandez

par Nicole Videmann | 9 octobre 2017 | Chorus, Tempo | LATINS DE JAZZ

Escales mémorielles et transe spirituelle

 

« Brazza Cry », résonne de la musique du nouveau quartet de Michel Fernandez. Le dernier album du saxophoniste témoigne de son attachement à ses racines musicales ancrées dans les années 60/70. Un pamphlet musical brûlant d’énergie où lamentation et allégresse se côtoient pour le meilleur.En intitulant son l’album « Brazza Cry », le saxophoniste Michel Fernandez annonce très clairement la couleur. Un clin d’œil à la musique congolaise et plus généralement aux musiques africaines dont l’Afrobeat de Fela. L’opus s’inscrit aussi en droite ligne avec les propos de ceux qui inspirent depuis toujours Michel Fernandez, John Tchicai, son mentor et Don Cherry, deux représentants du free-jazz, ce courant libertaire vivace durant les années 60/70 et dont Michel Fernandez se revendique.Formé en 2016, le Michel Fernandez Quartet réunit le saxophoniste Michel Fernandez aux saxophones (soprano et ténor), Joël Sicard au piano, François Gallix à la contrebasse et Nicolas Serret à la batterie. Ainsi entouré d’un solide trio, le leader a toute latitude pour faire vibrer de son jazz les sept plages de l’album.« Brazza Cry » navigue entre jazz modal et musiques du sud. Abreuvé de l’énergie des rythmes et des improvisations on voyage d’Afrique en Andalousie, du Maghreb aux territoires d’un jazz libéré. Le propos du quartet de Michel Fernandez actualise avec bonheur les musiques libertaires des années 60/70 dans lesquelles il s’enracine. Le plaisir de l’écoute est proportionnel à l’intensité de la musique qui irradie d’énergie les sept titres du disque. Enregistré en janvier 2017 au Domaine Le Trouillet à Alboussière, l’album « Brazza Cry » (Disques Futura et Marges) est la dernière production du regretté Gérard Terronès. On connait l’engagement qui fut le sien en direction des musiques issues du courant du free-jazz. On apprécie par ailleurs la qualité de l’enregistrement, le soin apporté à la prise de son et au mixage par Pierre Baudinat qui permet de percevoir la spontanéité des échanges entre musiciens et leur plaisir de jouer.L’album compte de nouvelles compositions et trois reprises de titres déjà enregistrés par Michel Fernandez comme Bird Boy de Don Cherry où la sonorité déchirée du saxophoniste au ténor fait bon ménage avec la virtuosité du pianiste. Le saxophone élève sa prière après un solo de piano aux accents hard-bop. La solide section rythmique porte les solistes et le climat devient incandescent.

 

C’est aussi au saxophone ténor que Michel Fernandez rend hommage à John Tchicai sur Seven for Tchicai où le vigoureux Nicolas Serret laisse libre cours à son inspiration sur toms et cymbales. Sur Jamaâ El-Fna de Tawfik Ouldammar l’Afrique s’invite sur la superbe introduction de contrebasse de François Gallix qui explore le registre des graves évoquant ainsi le gembri des Gnawas. On est ensuite convié à une cérémonie gnaouie par la batterie qui utilise les cymbales pour rappeler les qraqeb. Le saxophone soprano virevolte. Sa psalmodie est soutenue par un piano entraînant… la transe n’est pas loin.On aime l’ambiance de Colo-Mentality où le jazz emprunte les rythmiques africaines. Jazz colonisateur ou Afrique courtisée ? En tout cas, il s’agit d’une union heureuse. La batterie a l’honneur de mener l’échange jusqu’à sa fin qui surprend un peu. Sur Lea, le feu se fait braise et le ténor fait entendre une douce prière comme une bénédiction sereine.C’est un ténor à la sonorité plus écorchée qui ouvre Brazza Cry. Un leitmotiv pulsatile introduit la prière exaltée du saxophone. Porté par le trio piano-basse-batterie, le saxophone élève sa voix jusqu’au cri. Le jeu modal de Joël Sicard et son solo volubile ne sont pas sans évoquer Don Pullen. On est immergé dans un sanctuaire où la musique tient lieu de lumière.De « Brazza Cry » se dégage une mélancolie teintée d’allégresse. Mélancolie d’un hier révolu, allégresse d’un avenir possible. D’une plage à l’autre les rythmes venus d’Afrique enrichissent le propos hérité du free-jazz. Le quartet de Michel Fernandez crée un jazz libre et énergique qui navigue entre lamentation et spiritualité, entre incandescence et incantation .


Michel Fernandez séduit par l’émotion que porte son souffle .

Le dernier témoignage discographique de Michel Fernandez s’intitule Brazza Cry. Ce fils spirituel d’Archie Shepp a croisé son sax avec celui du Danois John Tchicai, autre disciple de l’instigateur d’Attica Blues. Longtemps étiqueté avant-garde, Fernandez demeure un saxophoniste qui cherche à mettre en avant les racines africaines du jazz. Son admiration pour John Coltrane et Fela Kuti ne font pas mystère. Il suffit de l’écouter et de se laisser séduire par la grande spiritualité qui se dégage de son instrument et de ses compositions.

 

Frédéric Bruckert Le Progrès / Lyon matin 15/06/2017

 

 

 


1 CD Impro 09 / futuramarge.free

Nouveauté. Jusqu’au bout, l’ami producteur Gérard Terronès à l’éternel chapeau espagnol aura défendu le jazz sincère et de caractère. Le saxophoniste Michel Fernandez l’incarne ici, dans une inspiration arabo-andalouse, une évocation de Fela Kuti ou de John Tchicai, une pérégrination outre-Méditerranée, instillant dans sa musique les traces musicales de sa biographie. Défrichant les terres naguère peu défrichées de notre planète, mais s’aventurant aussi dans les exaspérations, timbrées parfois d’une dansante mélancolie, d’un jazz récent qui au cri de la plainte mêle celui de l’alarme. Explorant également une mémoire qui salue les prédécesseurs, il peut faire penser par exemple dans Léa à un Pharoah Sanders délaissant sa frénésie pour une suavité sereine. Mais on appréciera en premier lieu l’intensité que le leader développe dans son jeu, son lyrisme sans retenue et la façon dont au ténor il élargit sa palette sonore alors que son soprano la rétrécit en des lignes plus acérées, plus mordantes. Les membres de ce quartette formé en 2016 – où se remarque en particulier Joël Sicard, neveu de Jef – distillent un groove où rigueur et efficacité se mêlent de nostalgie et de modernité. Et bientôt surgit l’envie EF EBOTFSy t FRANÇOIS-RENÉ SIMON Michel Fernandez (ts, ss), Joël Sicard (p), François Gallix (b), Nicolas Serret (dm). Alboussière (Ardèche), janvier 2017.

Amauy Faye PRESS READER Septembre 2017

 

 


BLUE NOTES

L

 

 

Dans la ligné de ses albums précédents, le saxophoniste nous propose des titres éclectiques et métissés. Cette envie de mélanges authentiques est présente dans la diversité de ses compositions aussi bien que dans ses choix de reprises. Don Cherry, Tawfik Ouldammar, John Tchicai et Fela Kuti ont beaucoup oeuvré pour gommer les frontières et fusionner les musiques de l’Afrique avec celles de l’Occident.

Le voyage commence…                                                                                                                                               .                                                                                                                 Vincent Morin     JAZZ’IN LYON  03/07/2017


Michel Fernandez Quartet et Julia Kadel Trio au festival Jazz à cours et à Jardins

 

 


Une composition de Don Cherry est entamée au saxophone ténor avant de réunir le quartet qui tourne comme une horloge. Surfing around du pianiste est plus calme et permet d'entendre plus de nuances. La contrebasse ouvre seule le troisième thème, rejointe par le piano et la batterie qui vont mettre en valeur le son du saxophone soprano. Ensuite, c'est un duo que nous proposent le ténor et la contrebasse, jouée essentiellement à l'archet. Une ballade précède le dernier morceau du set s'ouvrant par une introduction incantatoire au ténor rejoint par les autres musiciens avant que le piano ne lance un tempo très rythmé tandis que les baguettes succèdent aux mailloches et que l'archet est délaissé au profit des doigts sur les cordes pour offrir un final tonitruant. Un rappel nous est offert, démarré par un fort sympathique solo de batterie aux mailloches suivi du retour de la contrebasse et du piano annonçant et soutenant le ténor qui alterne les solos avec le piano pour terminer sur un duo batterie/mailloches et contrebasse/archet. Le quartet de Michel Fernandez a du métier et leurs influences africaines et jazz sont bien mises en valeur par des instrumentistes qui mettent beaucoup de chaleur dans leurs interprétations avec un batteur solide, un contrebassiste qui fait claquer, un pianiste percutant et un saxophoniste chaleureux portant fièrement une chemise afro arborant saxophones et palmiers. 



Christian Ferreboeuf & photos François Dumont d'Ayot 

 

 


« Trane, Ayler, Fela et Pharoah ; l’ombre de la New Thing et celle de Mother Africa. Pas besoin d’être un crac des blind-tests.

 

Leur empreinte est transparente, Michel Fernandez ne s’en cache pas. L’Afrique noire il la connaît pour lui avoir donné quinze

 

ans de sa vie. Un quartet contemporain original, riche et chaud aux chorus ouverts sur le voyage » .

 

Jonathan Duclos-Arkilovitch Jazzman


 

 

Michel Fernandez vient de sortir un nouvel album signé chez le prestigieux label Futura et Marge de Gérard Terronès.

 

Issu de la mouvance free des années 80 et après de nombreuses expériences de fusion avec les musiques africaines, Michel Fernandez a enregistré de nombreux albums sous son nom pour les labels indépendants français et étrangers (Rdc Records, Cristal Records , Futura Marge, Steeple Chase...) Il a respiré les grands airs de la liberté avec le Célestrial Communication Orchestra (Paris) dirigé par Alan Silva puis avec le célèbre saxophoniste John Tchicai (pionnier de la New Thing à New-York et ancien compagnon de John Coltrane). Son jeu post-free porte aussi la trace de ses longs séjours en Afrique noire et au Maghreb en tant que leader de nombreux groupes dans les festivals panafricains (DakarJazz Festival, Congo n’dule festival, Casajazz festival…) où il croise son sax avec Fela Kuti. Prix de composition Sacem, reconnaissance de la Commission Adami « Chef d’Orchestre et soliste » il est récompensé « Talent Jazz actuel" Festival de Vienne 2005.

Références transparentes aux mouvements du free-jazz et de l’afro-beat, Michel Fernandez réalise une synthèse de ces deux influences historiques de la musique improvisée : improvisations expressives et lâchées, jeux contraires et pluriels donnent à entendre un jazz coloré vivant dans toute son âpreté sonore. Des compositions originales et quelques reprises de Don Cherry, Ornette Coleman, John Coltrane, Art Pepper inscrivent le saxophoniste dans l'horizon du jazz postbebop qui éclate les formes traditionnelles pour revendiquer une liberté créative. Les mélodies et les rythmes cherchent parfois une transe hypnotique dans les univers du Sud.Ces turbulences sont un appel au voyage et enrichissent l’équilibre rythmique et festif de l’édifice sonore.

                                                                                                                                                            Jazz in situ

 

 

 

« Une musique mature où se fait entendre le jazz en mouvement qui vire, à l’occasion, sans lourdeur vers les musiques du Sud… »

 

Sylvain Siclier Le Monde

 

 

« Le soleil dans le jazz, Michel Fernandez a respiré de grans airs de liberté avec le saxophoniste noir John Tchicai…Une pérégrination aux accents du Sud loin des circuits exotiques commerciaux … »

 

Fara C. L’Humanité

 

 

 

« Le quartet fait la preuve que l’énergie, le plaisir de jouer, de créer, ne font pas partie du passé. Ils partagent cette intensité de cette musique qui ne supporte pas la tiédeur. Il faut insister sur l’allégresse qui fait la preuve que ce quartet fonctionne (...).Une musique issue des profondeurs mémoriels des années de feu. Un peu de love suprême, un peu de l'Albert et Vous-même... »

 

Nicolas Béniès    Le Souffle bleu 

 

 

 

« On est bien dans un univers bâti à l’ombre des maîtres des années 60 et 70 et ça n’a rien d’étonnant puisque Michel Fernandez a forgé son style au Danemark aux côtés du maître John Tchicai, un des pionniers de la new-thing. Avec une sonorité pleine et chaleureuse qui aborde à bras le corps toute la tessiture de l’instrument, en particulier au ténor. Michel Fernandez est de ces saxophonistes qui préfèrent l’expressivité à la technicité affûtée. On le situera ainsi plus du côté d’Archie Shepp, Gato Barbieri (jeune !) voire David Murray que de Michael Brecker ou Chris Potter . »

 

Culture Jazz Thierry Giard

 

 

 


« Le soleil dans le jazz, Michel Fernandez a respiré de grans airs de liberté avec le saxophoniste noir John Tchicai…Une pérégrination aux accents du Sud loin des circuits exotiques commerciaux … »

 

Fara C. L’Humanité

 




Ce fils spirituel d’Archie Shepp a croisé son sax avec celui du Danois John Tchicai, autre disciple de l’instigateur d’Attica Blues. Longtemps étiqueté avant-garde, Fernandez demeure un saxophoniste qui cherche à mettre en avant les racines africaines du jazz. Son admiration pour John Coltrane et Fela Kuti ne font pas mystère. Il suffit de l’écouter et de se laisser séduire par la grande spiritualité qui se dégage de son instrument et de ses compositions.

 

Frédéric Bruckert Lyon matin

 


 

 


« … Michel Fernandez est manifestement fasciné par ses aînés John Coltrane et Sonny Rollins. Il aurait pu se contenter de pasticher l’objet de sa fascination. Il a préféré prendre distance et s’inventer un univers qui porte la marque et la puissance de sa personnalité… »

Frédéric Bruckert – Le Progrès.

 

« … Un jazz puissant qui sur la solide armature de son immense technicité ne perd jamais sa capacité à s’échapper des codes…  »

Yves Bourguignon – Congo Ndule Jazz Festival

 

« … Le souffle de la liberté avec Michel Fernandez…un répertoire original résonnant son désir d’ouverture sur le monde…»

Fara C. L'Humanité

 

«  D’un style contemporain très étudié, rendant hommage à Ornette Coleman et John Tchicai et, remettant en mémoire l’esprit de la New Thing, cela sans nostalgie … »

Gérald Mathieu – Jazz Notes

 

« C’est parti pour les mouvements divers qui oscillent dans une modernité où se mêlent le free sans outrance, la reconnaissance d’une tendance européenne très actuelle, l’Afrique dans toute son âpreté sonore…» 

 

L’indépendant

 

«  Voilà du jazz qui accroche l’oreille à la première écoute. Il est signé Michel Fernandez dont le son fiévreux est au service de l’aventure qu’on appelle improvisation… »

Midi Libre

 

«  Michel Fernandez nous offre un album coloré dans lequel il exprime sa virtuosité à travers une musique originale et dansante, un free Jazz limpide et maîtrisé. Chapeau l’artiste ! »

Christian Delvoyage – Jazz-o-thèque

 

«  Les compositions du leader ouvrant les voies free d’un voyage sans limites qui peut nous faire rêver de Pointe-Noire à Almeria … »

Pierre Lapijover – Jazz Forum International

 

« …Une musique mature où se fait entendre le jazz en mouvement, qui vire, à l’occasion, sans lourdeur, vers les musiques du Sud… »

Sylvain Siclier – Le Monde

 

« …A part dans le paysage français, d’une opiniâtreté underground dans l’étalage d’un répertoire original, il motive l’adhésion… »

Francisco Cruz – Jazzman. Le Monde de la Musique

 

« …Du Jazz contemporain original, riche et chaud, aux rythmes précis et aux chorus ouverts sur le voyage… »

Jazz Magazine

 

« Très bons disques, très bon saxophoniste… »

Julien delli Fiori – France-Inter

 


Michel Fernandez quartet au Hot Club de Lyon

Un Hot-Club des grands soirs, bondé pour le lancement officiel de l'album "Passages" du quartet     de Michel Fernandez, avec plusieurs générations de spectateurs.

C'est surprenant quand on connait le style très free adopté par le saxophoniste. Est-ce à dire que cette musique deviendrait "jazzistiquement correcte" ?

 

Toujours est-il que ce soir nous avons en face de nous un quartet soudé complètement investi dans cette transmission de la musique de Michel Fernandez. Bien sûr on passe en revue tous les titres de l'album (cf la chronique de Gérard Brunel).

 

Ah le live ! Il mérite bien son nom et donne assurément de la vie aux morceaux gravés. Michel Fernandez est heureux et ça se voit, il donne tout ce qu'il a, bougeant comme un sportif, s'éreintant sur son ténor ou son soprano. Ses comparses ne sont pas en reste. Comme à son habitude François Gallix est en lévitation, perché dans son interprétation (on note une très belle introduction en solo à la reprise du second set). 

Cette soirée était comme une sorte de pont entre les années 70 et un jazz d'aujourd'hui toujours revigoré par ses racines bien plantées. 

Pascal Derathé & photos Jazz-Rhone-Alpes.com


 

 

Cette ressemblance avec la musique de Coltrane se confirme sur les titres suivants. Nous retrouvons, en effet, chez Michel Fernandez cette même tendance vers un Free un peu mystique, surtout sur « Dedans Dehors » ou sur « Balade à Jamaâ El Fna ». Le morceau « Brumes », quant à lui, fait très fortement penser au « Crescent » de Coltrane. On y retrouve ce son de saxophone, langoureux et majestueux, tout en tremolos bien contrôlés. Notons sur ce titre un joli solo de contrebasse qui dévoile un peu plus du talent de François Gallix. « Sardegna I love », passé une sympathique introduction de champs et percussions, évoque également l’illustre saxophoniste. On se prend ainsi à vouloir compléter le thème de ce morceau par celui de « Résolution » de Coltrane.

 

Des influences africaines sont également sensibles sur certains titres. « Bird Boy » fait ainsi penser au « Watermelon man » de Hancock avec son intro à la flûte yoruba (sur Head Hunters). Monk in Africa, outre le titre, se réfère également à l’Afrique et à ses rythmes, avec une intro très jungle et une belle improvisation de batterie. « 7 for Tchicai », hommage au saxophoniste danois John Tchicai, est également dans le ton par le rapport à la mort qu’il présente. Aux pleurs et lamentations du deuil, sur le début du morceau, succède un groove qui comme dans un Gospel ramène la bonne humeur et permet d’envisager l’avenir.

Vincent Morin Jazz'in Lyon 2017

 

 


Nous avons écouté cette semaine

 

 Michel Fernandez Quartet.

 

 

Entouré de musiciens très expérimentés : le pianiste Benoît Thévenot, le contrebassiste François Gallix et le batteur Nicolas Serret, Michel Fernandez peut laisser s'exprimer librement ses saxophones (ténor et soprano ) dans les directions qui ont toujours, presque obsessionnellement,caractérisé sa musique à savoir le jazz de ses maîtres Coltrane et Don Cherry alliée à des influences africaines mêlant maghreb et afro-beat.

Sans artifice dans une démarche qui allie parfaitement classicisme et modernité, ce quartet apporte un nouveau souffle aux compositions très élaborées de Michel Fernandez. Chaudement

recommandé. 

 

Gérard Brunel   New Letter Jazz Rhône-Alpes de novembre 2015


Michel Fernandez est un saxophoniste particulier. Issu de la mouvance free, il a toujours gardé un fond de révolte anarchiste dans son jeu, une quête de liberté tantôt pacifique, tantôt violente, toujours sincère.

Chaque album (je les possède tous, l'amitié qui nous lie remontant à l'enfance) est une expérience musicale nouvelle et à chaque fois, les musiciens qui l'accompagnent y donnent le meilleur d'eux-mêmes. 

Comme à chaque soir de pleine lune, "l'oiseau sur sa branche" ouvre ses portes au jazz. Après s'être régalé du contenu d'une cagette, le concert commence devant une salle pleine. Quel plaisir de voir que le public se déplace en semaine pour se laisser envoûter par l'univers chamanique de ce quartet. 

Avec Michel, Don Cherry et Ornette Coleman ne sont jamais bien loin et il leur rend hommage en début de chaque set avec respectivement Bird Boy et Lovely woman. Le ton étant donné, le concert s'évade avec des compositions de Michel, comme Train for Trane ou Brumes, magnifique ballades.

Un bel hommage à Coltrane avec une version déchirante d'Equinox dont Michel sort épuisé. Respect !

Le souffle de Michel Fernandez est un vent, semblable au Sirocco, chaud et puissant. Il porte avec lui les poussières d'Afrique, les senteurs de Cuba ... la contrebasse de François Gallix l'accompagne à chaque instant, avec la même chaleur, la même présence.

Un bon moment de chaleur et d'amitié ! 

 

Eric Torlini New Letter Jazz Rhône-Alpes